
RAPHAEL ASSELIN au Trail des Mélèzes du Mercantour.
Le dimanche 19 juillet, à 7 h du matin, RAPHAEL ASSELIN s’est transformé en trailer. Plus habitué dans efforts courts et intenses sur 10 K ou semi, RAPHAEL avait rendez-vous à Colmars-les-Alpes, au cœur du Haut-Verdon (Alpes-de-Haute-Provence), pour une journée placée sous le signe de l'effort long, du dépassement de soi et de la contemplation.
Fidèle à leur philosophie, les organisateurs du Trail des Mélèzes du Mercantour proposent toujours des parcours privilégiant les monotraces, les grands espaces et les passages d'altitude, avec de longues portions culminant à plus de 2 000 mètres.
Et RAPHAEL n’avait pas fait dans la demie mesure puisqu’il s’est élancé sur l’épreuve la plus longue : un 50 K avec pas moins de 3 070 mètres de dénivelé positif (D+).
5 ascensions jalonnaient le parcours sur une boucle autour de Colmars-les-Alpes. Et qui dit boucle…dit retour à la case départ… donc 3 070 mètres de dénivelé négatif ( D-) … Les cuisses de RAPHAEL ont dû un peu piquer à la fin et le lendemain !
Heureusement notre routier RAPHAEL avait 5 ravitos pour l’eau (2) ou se restaurer (3) pendant son trail, lequel a duré 7 H 53’50’’. RAPHAEL termine 42e au classement toutes catégories (scratch) et 6e MO (Master 0). « Dépassement de soi et contemplation » on vous avait dit ! RAPHAEL était loin des cross, des 1H 16’ sur semi et des 34’ sur 10 Kil !...
BRAVO RAPHAEL pour cette belle journée riche d’expérience qu’il nous racontera un peu plus on l’espère.
PATRICK ROURE à Marvejols-Mende.
Le dimanche 19 juillet, à 8 h du matin, PATRICK avait de son côté rendez-vous à Marvejols.
Très habitué du semi-marathon Marvejols-Mende ayant pour devise « la perf d’accord, la fête d’abord ! », PATRICK avait cette année choisit « la fête » plutôt que « la perf » (enfin c’est son ménisque qui avait choisi …).
Marvejols-Mende est surnommée la « Course des Légendes ». Marvejols-Mende fait réellement partie de l’Histoire de la Course à pied en France et à l’international.
Fidèles à leur philosophie de la course à pied initiée au début des années 70’, les organisateurs du « tobogan lozérien » avait ouvert à tous et surtout à toutes la possibilité de courir sur route dès 1973.
Pour ces blasphèmes ils avaient été bannis de la FFA qui ne badinait pas avec les croyances de l’époque : en 1973 l’athlétisme ne devait pas sortir des stades sauf exception (les marathons de Paris ou de Londres n’existaient pas !) et surtout les femmes n’avaient pas le droit de dépasser … 1 500 mètres… sinon prison !
Fake New ? Que nenni ! Allez voir les sites de la revue Spiridon, ou visualiser le film « Free to Run », et vous y verrez comment étaient traiter les femmes qui osaient encore braver les interdits au marathon de New-York au début des années 70’…
Aujourd’hui Marvejols-Mende reste un semi atypique de 22,4 Kms, avec ses 2 ascensions et ses 2 terribles descentes (d’où le surnom de toboggan lozérien) autour de 700/1 000 mètres d’altitude. Et rassurez-vous : ils ont fini de goudronner la route entre Marvejols et Mende par le col du Goudard depuis les premières éditions ! C’est mieux pour descendre des pentes pendant des kilomètres, parfois à 12% …
PATRICK a franchi la ligne d’arrivée à la 1 476e place au scratch et 29 M6 dans sa catégorie en 2 H 28’52’’. Oui c’était long, très long cette année… mais le vainqueur (kenyan de niveau mondial) a gagné en 1 H 12’54’’ et la vainqueure en 1 H 25’ 24’’ (kenyane également) : on vous avait dit « atypique » ce semi-marathon ! 😉
Patrick Roure

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